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Histoire du Saguenay-Lac-St-Jean (Page 01)

Le commerce des fourrures

C’est en 1535 que Jacques Cartier entend parler pour la première fois du Saguenay. Les Indiens qui l’hébergent à Stadaconé (Québec), lui font le récit d’une région mystérieuse où abondent des métaux précieux et où les habitants vivent comme en France. C’est d’ailleurs à partir de ce moment que l’on retrouve l’appellation "Royaume" pour désigner la région. Dès lors, le Saguenay anime la curiosité de Cartier et des explorateurs qui vont suivre. Toutefois aucun d’entre eux ne réussit à se rendre plus loin que le Tableau (paroi rocheuse complètement plate rappelant un tableau), situé un peu avant Ste-Rose-du-Nord.



À cette époque, la fourrure représente la seule richesse de la région. Vers 1560-1565, une entente est établie entre les Kak8chaks(le 8 est prononcé "ou") (Montagnais) et les Français, constituant le point de départ d’une période appelée la "Chasse-Gardée". Ce Traité stipule que les Indiens demeurent les seuls pourvoyeurs de fourrures et, en échange, les Français s’engagent à ne pas s’introduire au Saguenay. Le commerce s’effectue donc entièrement à Tadoussac, à l’embouchure du Saguenay.

Cependant, le 11 juillet 1647, le père Jean Dequen réussit à se rendre au lac Piék8agami (lac St-Jean), pour y convertir des Indiens frappés par la maladie. Cette date importante marque l'arrivée du tout premier blanc sur le territoire du Saguenay, la fin de la "Chasse-Gardée" et le début de la domination royale appelée le "Domaine du Roi".

En 1652, la Traite de Tadoussac, administrée par la "Communauté des Habitants", est en chute libre. Ainsi, le monopole de traite est octroyé à un particulier ou à une association qui peut, et ce en toute liberté, exercer la traite des fourrures sur le territoire saguenéen. Le poste de Tadoussac perd peu à peu de son influence au profit d’un nouveau poste de traite, celui de Chicoutimi. Établit en 1671, à l’embouchure de la rivière Chicoutimi, ce petit poste de traite marque la reconquête commerciale du territoire.



Bref, pendant toute la période couvrant les 16e, 17e et 18e siècles, l’intérêt majeur de la région se limite à la traite des fourrures. Toutefois, le voyage du père Jean Dequen a ouvert les portes du Saguenay aux Français. Suite à ce périple, quelques postes de traites et quelques missions ont été construits sur le territoire favorisant ainsi le commerce avec les Indiens et la conversion de ces derniers au catholicisme.

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