Semaine du 16 novembre 2008.
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Une oeuvre de talent. |
Paroisse St-Joseph de la Rive Commentaire d'Évangile abbé Jean Moisan, curé
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Évangile
| Les talents confiés.
Jésus parlait à ses disciples de sa venue; il disait cette parabole: «Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens. À l’un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit. Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s’occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres. De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres. Mais celui qui n’en avait reçu qu’un creusa la terre et enfouit l’argent de son maître. «Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes. Celui qui avait reçu les cinq talents s’avança en apportant cinq autres talents et dit: “Seigneur, tu m’as confié cinq talents; voilà, j’en ai gagné cinq autres. - Très bien, serviteur bon et fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre dans la joie de ton maître.” Celui qui avait reçu deux talents s’avança ensuite et dit: “Seigneur, tu m’as confié deux talents; voilà j’en gagné deux autres. - Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup; entre la joie de ton maître.” «Celui qui avait reçu un seul talent s’avança ensuite et dit: “Seigneur, je savais que tu es un homme dur: tu moissonnes là où tu n’as pas semé, tu ramasses là où tu n’as pas répandu le grain. J’ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t’appartient.” «Son maître lui répliqua: “Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n’ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l’ai pas répandu. Alors, il fallait placer mon argent à la banque; et, à mon retour, je l’aurais retrouvé avec les intérêts. Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix. Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l’abondance. Mais celui qui n’a rien se fera enlever même ce qu’il a. Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres; là il y aura des pleurs et des grincements de dents!”» Extrait de l’évangile de saint Matthieu, chapitre 25, versets 14 à 30.)
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Commentaire
| Une foi au grand jour.
Voilà un texte qui a besoin d’explications pour mieux le comprendre. Je vais essayer de vous donner quelques éclairages sur ce qu’il contient. Et d’entrée de jeu, j’élimine la toute dernière partie du texte qui est très difficile à expliquer. Tout d’abord, quand il est question de talents, il ne s’agit pas de qualités ou de capacités. Selon l’unité de mesure, un talent équivaut de 35 à 60 kilos en or ou en argent. Comme on le voit, ce sont des sommes très importantes, même pour un seul talent. Et puis, il ne faut pas croire que Jésus veut parler de placements ni d’économie. Il parle avant tout de sa venue. Et pour expliquer ce qu’il veut dire, il avertit qu’il va partir et laisser ses disciples continuer son oeuvre. Bien sûr, avec son appui, puisqu’il a promis qu’il serait avec eux jusqu’à la fin du monde. Alors, il nous présente deux types de personnalité. Le type de ceux qui ont confiance, car le maître leur confie ses biens, et qui n’ont pas peur de risquer, même si le maître est exigeant. Ils sont prêts à prendre des chances tout en demeurant fidèles. Il leur dira pour leur exprimer son appréciation: «Très bien serviteur bon et fidèle.» Le second type est un peureux. Il craint son maître qui est dur. Alors il enterre son talent au lieu de prendre des chances et d’avoir confiance. Au fond, il est le seul à être trop prudent pour se lancer dans une aventure qui lui demanderait du travail. Il est aussi un paresseux, comme dit le maître. Car les deux premiers connaissent aussi les exigences de ce maître qui récolte où il n’a pas semé. Mais ils ont tellement confiance que cela les encourage encore plus à faire fructifier ce qui leur est confié. Jésus nous dit, en somme, d’être des disciples du premier type, de ne pas avoir peur, mais plutôt d’avoir confiance. Il nous demande de ne pas enterrer notre foi, mais de la montrer au grand jour, même si cela comporte des risques. Tout dépend de notre attachement à Jésus et de notre confiance en lui. Nous désirons recevoir le même compliment que Jésus a fait aux deux premiers serviteurs et entrer dans la joie du maître, de Jésus, qui reviendra un jour pour nous récompenser, plutôt que de nous rejeter. Bâtissons notre confiance et notre engagement de disciples en ne craignant pas de tenter des expériences. Il s’agit de faire l’apprentissage du risque et de la confiance qui viennent de la fidélité qui nous porte, comme disciples de Jésus, chaque jour de notre vie. Car c’est à l’intérieur de nos journées que nous pouvons manifester notre confiance et risquer le beau risque de la foi, une foi qui rapporte, selon le désir du maître. À la semaine prochaine.
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